Sols et substrats

Professeur-e-s

Chargé-e-s d’enseignement

Adjoint-e-s scientifiques

Assistant-e-s HES

Laborant-e-s

Pascal Boivin (responsable du groupe)

 

Michel Ribaux

Antoine Besson

Lionel Chabbey

Véronique Guiné

Antoine Sauty

Marie Fournier

Marianne Schaller

Saskia Leopizzi

Doctorantes:
Alice Johannes
Karine Gondret

Aline Chambettaz

Sylvain Mischler


Accès au laboratoire des sols

Le groupe de recherche axe ses activités autour de 4 thématiques :

  • Les sols urbains : anthrosols et technosols  
  • L’évaluation et la protection physique des sols
  • Les sols épurateurs
  • Les substrats horticoles et la végétalisation verticale


Les sols urbains : anthrosols et technosols  
Les anthrosols sont les sols remaniés ou reconstitués, avec des matériaux recyclés pour les technosols. Ils constituent une part croissante des sols de la planète, bien évidemment en premier chef dans les régions soumises à de fortes pressions anthropiques. Ce sont généralement des sols urbains, mais de plus en plus souvent également des sols des zones rurales périurbaines, souvent remaniés par apport de matériaux. Genève en est une parfaite illustration, tant du point de vue de l’importance des sols urbains que du remaniement des sols agricoles.
Du fait de leur importance croissante, ces sols sont désormais reconnus comme une classe à part entière dans les classifications nationales et par l’Union Internationale de la Science du sol.
Les plantations urbaines sont effectuées dans ce type de sol, qui pose des problèmes physiques (réserve en eau, compacité, aération). Le groupe Sols et Substrats a développé une forte expertise dans ce domaine. Nous accompagnons des chantiers de plantation dans toute la Suisse et en France voisine en développant les techniques d’aménagement et d’irrigation, ainsi que le suivi automatisé de la croissance des racines et de l’état hydrique du sol.

L’évaluation et la protection des sols
La protection des sols en Suisse est régie par l’Ordonnance Fédérale sur la Protection des Sols (OSOL – 1998), et à ce titre la Suisse est en avance sur l’Union Européenne et la plupart des états de la planète. L’OSOL doit être révisée en 2018 ce qui constitue un enjeu important pour l’inTNE, notamment en relation avec la définition des valeurs de protection des sols du point de vue physique, une des compétences de l’inTNE.
D’autre part, il faut désormais inclure à la cartographie des sols et à la loi sur leur protection, les valeurs des 9 fonctions du sol (selon définition FAO), et non seulement celle pour la production agricole. Mais, on manque à la fois de fondements et de projets pilote pour cela.
Le Groupe sols et substrats développe des connaissances fondamentales sur la mesure et la modélisation du comportement du système poral des sols (voir listes de publications). Il fait de nombreuses expertises en relation.

Les sols épurateurs
Selon la directive VSA 2008, les eaux de bien-fonds doivent être infiltrées dans les sols pour être épurées lorsque c’est possible. L’inTNE joue un rôle actif dans ce domaine, notamment avec des recherches innovantes sur les eaux de chaussée.
Par ailleurs, les sols sont d’excellents systèmes épurateurs et peuvent être utilisés pour cela, à condition d’être employés en système contrôlé (comme une unité d’épuration) et non comme simple infiltration au champ, pour rester en accord avec la loi. Ils sont déjà utilisés dans les biobeds pour épurer les effluents phytosanitaires.
L’épuration par les sols est a priori d’avenir tant du point de vue des performances que du point de vue de la maintenance et de la gestion des risques, l’objectif étant de définir des systèmes passifs et auto-entretenus par l’activité biologique.
Le groupe Sols et Substrats poursuit ces recherches avec des applications dans le domaine des effluents phytosanitaires, des polluants urbains et routiers, et des effluents industriels. La Startup Ecavert est née de ces recherches et diffuse le VG-Biobed® inventé par l’équipe de recherche.

Les substrats horticoles et la végétalisation verticale
La végétalisation des façades de bâtiments a le vent en poupe en raison des avantages esthétiques et techniques qu’elle offre potentiellement. Techniquement, elle peut permettre à la fois l’épuration des eaux (cf. ci-avant) et la régulation des eaux météoriques (deux directives de la VSA 2008), la régulation thermique du bâtiment et de son environnement, l’amortissement des bruits etc.
Jusqu’à présent ce potentiel s’est peu exprimé, en raison de la difficulté à réaliser, gérer et maintenir un système sol-plante vertical. Un premier projet de l’ITNP (Architecture du Paysage -Agronomie) « Enveloppes végétales » a permis de déposer un brevet qui repousse ces limites, en proposant un mur autoporteur qui joue ce rôle de « vase vertical ».
La question qui se pose à partir de cette avancée est de définir des systèmes substrat – plante – irrigation qui satisfassent aux critères de durabilité et d’entretien.